vendredi 24 août 2018

salomon

Cet article présente l’interview d’Andreas J. Köstenberger et Thomas R. Schreiner, coéditeurs du livre Women in the Church: An Interpretation and Application of 1 Timothy 2:9-15 [Les femmes dans l’Église: interprétation et application de 1 Timothée 2.9-153e édition).
Qu’est-ce qui a changé (dans notre culture, l’Église, le débat, etc.) depuis la première publication de Women in the Church en 1995?
À mon avis, notre culture est aujourd’hui encore moins convaincue qu’il existe des différences entre l’homme et la femme, et que par conséquent, le ministère pastoral est réservé aux hommes. Nous devons donc continuer à montrer que c’est pourtant ce que le texte biblique enseigne, même si cela va à l’encontre de la mentalité contemporaine. En fait, pour beaucoup, cette question relève de l’archaïsme, au vu de légalisation du mariage homosexuel (qui a même été élevé au rang de droit constitutionnel) et de la révolution transgenre actuelle.
De nombreux égalitariens affirment que Paul interdit à la femme d’enseigner des hommes dans 1 Timothée 2.12 parce que les femmes étaient généralement peu instruites dans le contexte dans lequel il vivait. Quel éclairage nous apporte l’étude de la ville antique d’Éphèse à ce sujet?
Tout d’abord, rien ne prouve que la ville antique d’Éphèse était une enclave féministe. En même temps, l’idée que les habitants d’Éphèse étaient peu instruits est clairement infondée. Nous devons veiller à ne pas appliquer une certaine situation au texte au lieu de nous laisser guider par le fil de la pensée de Paul.
Comme le montre S. M. Baugh dans son chapitre du livre, Éphèse ressemblait à de nombreuses autres villes du monde gréco-romain au premier siècle et possédait une structure majoritairement patriarcale. L’idée d’une Éphèse féministe s’avère donc être un mythe, et l’argument selon lequel Paul essayait simplement de restreindre les femmes dans un contexte culturel inhabituel ou atypique est sans fondement.
Pourquoi le terme αὐθεντεῖν (« prendre autorité sur », Colombe) est-il si important dans tout ce débat?
De nombreux égalitariens prétendent que ce terme a une connotation négative et désigne par conséquent un mauvais exercice de l’autorité. Néanmoins, dans un chapitre percutant et rédigé avec minutie, Al Wolters montre que ce terme a un sens non péjoratif et non ingressif. En termes moins techniques, cela signifie que Paul interdit à la femme d’exercer l’autorité sur l’homme dans l’Église en général, pas simplement de l’exercer d’une mauvaise manière.
Cela veut également dire que Paul ne se contente pas d’interdire à la femme d’ « user d’autorité » sur l’homme, comme l’exprime la version Darby. Les femmes ne doivent pas exercer l’autorité sur (ou enseigner) l’homme dans l’Église. Cela fait partie de l’argumentation de Paul à un niveau plus large selon laquelle l’Église est le foyer de Dieu et les hommes en sont responsables au même titre qu’ils le sont de leur propre foyer. De plus, Paul ne fonde pas son interdiction sur un raisonnement culturel mais sur l’ordre créationnel de Dieu (1 Timothée 2.13).
Dans le livre, Al Wolters a écrit un nouveau chapitre sur la signification de αὐθεντεῖν. En quoi son travail est-il inédit?
Comme je l’ai dit précédemment, Al Wolters conclut que le terme a un sens non péjoratif et non ingressif. Il fait valoir son argument en examinant quatre éléments en plus du contexte immédiat:
  1. les huit occurrences du terme avant 312 apr. J.-C., l’année où l’Église a été officiellement reconnue par Constantin;
  2. des versions anciennes;
  3. les commentaires patristiques;
  4. les occurrences du terme après 312 apr. J.-C., où il distingue sept catégories dont la plupart ont un rapport avec l’exercice de l’autorité.
Wolters montre également que deux types d’arguments fallacieux ont été avancés dans le débat, l’un étymologique et l’autre tiré d’une reconstruction spéculative de l’arrière-plan historique et culturel. L’analyse de Wolters est non seulement exhaustive, mais également extrêmement pertinente, reflétant l’érudition de l’auteur et s’avérant pratiquement irréfutable.
Dr Schreiner, vous écrivez: « Lorsque j’ai commencé à étudier sérieusement ce sujet, je voulais croire que la Parole ne limite pas les femmes dans le ministère et que toutes les positions leur sont ouvertes. » Pourtant, vous avez fini par considérer les nouvelles interprétations des passages controversés [c.-à-d. la position égalitarienne] comme peu plausibles et peu convaincantes, tant au niveau intellectuel qu’exégétique. Que diriez-vous à une personne qui a la même position que celle que vous aviez en tant que jeune étudiant?
Nos cœurs et nos pensées doivent être soumis à la Parole de Dieu. Il est impératif que nous ne laissions nos désirs et nos préjugés prévaloir sur ce que disent les Écritures. Nous devons être assez humbles pour reconnaître que nous nous trompons sur beaucoup d’aspects et laisser les Écritures corriger notre manière de penser. Accepter que la Parole soit notre autorité n’a pas grand sens si nous ne l’acceptons que tant qu’elle nous conforte dans notre opinion personnelle.
Dans quelle mesure les mots de Paul dans 1 Timothée 2.9-15devraient-ils s’appliquer en dehors de l’Église locale? Par exemple, pensez-vous que ce passage interdit aux femmes d’enseigner des hommes dans un contexte universitaire ou lors d’un séminaire?
C’est une question très difficile, une question à laquelle nous n’offrons pas de réponse particulière dans le livre. Il y a un grand nombre d’avis sur le sujet. Moi, Tom, je pense que Paul ne parle pas seulement du ministère de la femme mais aussi de son rôle. Dans certains cas, il est difficile de délimiter la frontière entre les deux. Au Southern Baptist Theological Seminary (séminaire théologique des baptistes du sud), les femmes n’enseignent pas l’Ancien et le Nouveau Testament, la théologie systématique, l’homilétique, l’Histoire de l’Église et la théologie.
Cela dit, nous recommandons à ceux qui s’intéressent à la manière dont ce passage peut être appliqué à de nombreux sujets et contextes de se référer à la table ronde virtuelle à la fin du livre. Dans cette section, des hommes et des femmes pieux, dotés de discernement et issus d’arrière-plans très variés, évoquent ce qu’ils ont appris sur l’identité et le rôle de l’homme et de la femme et comment ils les comprennent à la lumière de 1 Timothée 2.8-15.
Que veut dire Paul lorsqu’il dit que la femme sera « sauvée en devenant mère » dans 1 Timothée 2.15?
Mon avis (Tom) sur le sujet est différent de celui d’Andreas! Je pense qu’il est question de salut spirituel ici. Paul dit que les femmes sont sauvées si elles persévèrent dans la piété (dernière partie du verset 15). Les femmes expriment leur piété en vivant pleinement leur rôle de femme, ce qui, pour la plupart des femmes, signifie avoir des enfants. Bien évidemment, Paul n’est pas en train de dire que les femmes doivent avoir des enfants pour être sauvées. Cela entrerait en contradiction avec 1 Corinthiens 7 où Paul encourage le célibat. De plus, cela supposerait une sorte de salut par les œuvres: mettre au monde des enfants. Je pense par conséquent que Paul se sert ici d’un exemple représentatif de ce que signifie vivre pleinement en tant que femme pieuse. Il prend l’exemple de ce qui différencie si radicalement l’homme de la femme: seules les femmes peuvent avoir des enfants! Le verset n’en est pas moins difficile à comprendre et peut être facilement mal interprété. Nous voulons nous appuyer sur ce que les Écritures enseignent clairement par ailleurs.
Je pense quant à moi (Andreas) que ce verset ne concerne pas tant le salut que la persévérance spirituelle, un thème commun aux épîtres à Timothée et à Tite. Paul enseigne ici que la femme évitera de commettre la même erreur qu’Ève, à savoir s’écarter de son rôle prévu par Dieu qui concerne essentiellement son foyer et sa famille, en se consacrant à sa sphère d’investissement principale. Tom et moi sommes d’accord sur ce dernier point: nous pensons que « devenir mère » est une synecdoque qui inclut non seulement le rôle de la femme en tant que mère, mais aussi son rôle au sens plus large, familial et domestique. Nos avis divergent sur la signification et la portée du verbe grec qui a été traduit par « sauvée » (dans la plupart des versions françaises) ou « préservée » (NEG; cf. 1 Timothée 4.16). Quand on sait qu’à Éphèse, des faux enseignants essayaient de convaincre les femmes de délaisser leur rôle spécifique au sein de leur foyer, on comprend que Paul ait voulu les protéger de Satan et des faux enseignants (à noter, les parallèles verbaux avec 1 Timothée 5.11-15).
Le fait que nous ne soyons pas d’accord sur l’interprétation du verset 15 montre que nous n’essayons pas d’imposer une série de présuppositions conservatrices au texte (y compris le verset 12), mais que nous abordons ce passage avec un esprit ouvert pour essayer de comprendre honnêtement le véritable message que Paul a voulu adresser à ses lecteurs.
Si l’interprétation la plus naturelle est de considérer que l’ « enseignement » et l’ « autorité » dont il est question dans 1 Timothée 2.12 se réfèrent à l’enseignement des Anciens (faisant autorité), faut-il en déduire que les femmes pourraient être autorisées à enseigner des hommes dans d’autres contextes qui ne feraient pas autorité au sein de la vie de l’Église locale (à l’école du dimanche des adultes, dans de petits groupes…), tant qu’il n’y a pas de confusion entre cet enseignement et l’instruction des Anciens?
Moi, Tom, je ne pense pas, puisque je considère que ce n’est pas simplement de l’exercice du ministère mais du rôle de la femme dont il question dans l’interdiction de Paul. Je (Andreas) rejoins Tom sur ce point.
Cela dit, il est bien évidemment vrai que le fait d’ « enseigner » et de « prendre autorité sur l’homme » sont des fonctions qui sont exercées par les Anciens de l’Église (cf. par exemple 1 Timothée 5.17).
Même si vous êtes plusieurs à être d’accord sur la signification fondamentale de 1 Timothée 2.9-15, vous précisez que « la signification de l’enseignement dans ce passage comporte de multiples facettes ». Que voulez-vous dire par là? Comment un chrétien peut-il discerner où sont les limites lorsqu’il s’agit d’appliquer fidèlement l’enseignement de Paul à la vie de l’Église?
Eh bien, les avis des croyants divergent dans certains domaines. Nous ne voulons pas écrire une Mishna pour chaque cas de figure. Quand un garçon devient-il un homme? Est-il légitime qu’une femme soit responsable de la louange? Quels sont les ministères autorisés? Ce sont les Églises locales et leurs Anciens qui devraient trancher.
De plus, la table ronde virtuelle à la fin du livre aborde de nombreuses questions et offre un éclairage judicieux sur un bon nombre de ces sujets. Nous pensons donc que c’est déjà une raison suffisante d’acheter ce livre et de réfléchir aux paroles pleines de sagesse et aux vérités qu’il contient. Notre objectif n’est pas simplement d’informer, mais surtout d’équiper l’Église dans ce domaine significatif qui a des implications importantes pour le ministère.
Vous remarquez que « beaucoup considèrent la position complémentarienne comme discriminatoire et dépourvue d’amour ». Cela est sans aucun doute dû aux nombreux cas où le leadership masculin a été exercé de manière abusive et contraire à la piété, dans le passé comme aujourd’hui. Pouvez-vous nous donner quelques pistes pour aider les complémentariens prudents à redorer le blason d’un concept qui véhicule souvent une foule de connotations négatives?
La meilleure chose à faire est de vivre un mariage où les femmes sont respectées et aimées. De plus, nous devons faire preuve de beaucoup d’amour envers ceux qui ne sont pas de notre avis. Il est essentiel que nous encouragions et mettions en avant les nombreux ministères exercés par les femmes dans les Églises locales et que nous les traitions avec respect et honneur.
Pour être honnêtes, nous avons souvent failli sur ce point dans nos Églises. Ce n’est pas le conservatisme ou le traditionalisme que nous voulons encourager, mais la fidélité à la Parole de Dieu qui, selon nous, n’enseigne pas seulement le leadership masculin, mais aussi le partenariat homme-femme dans le foyer comme à l’Église.
NDLR DU 5/09/2016 à 15h45: un lecteur à attiré notre attention sur ce qui semble être une erreur de traduction lié à la différence culturelle entre les Églises américaines et françaises. Aux USA il est répandu d’avoir un temps d’enseignement en petits groupes avant le culte du dimanche matin et cela s’appelle « L’école du dimanche ». Enfants et adultes vont donc à l’école du dimanche. Comme cela n’est pas le cas en France, cela prêtait à confusion sur la question n°7 (qui parlait d’école du dimanche des adultes et des groupes de maison).

Le Mémento du pasteur est prepare pas Butovens salomon

Le Mémento du pasteur est la traduction intégrale, sans adaptations, de l'original anglais Seventh-Day Adventist Minister's Handbook. Seuls quelques poèmes n'ont pas été traduits. Il n'a pas non plus paru utile d'inclure l'index, tant la table des matières est détaillée. L'édition française comporte les modifications de l'édition de 1992 votées par le comité de la Conférence générale d'octobre 1994. Les textes bibliques sont cités d'après la Nouvelle version Segond révisée (Bible à la Colombe) ©Alliance biblique française, 1978. Tous droits de reproduction totale ou partielle et de traduction réservés. © Éditions Vie et Santé 2004 BP 59, 77192 Dammarie-les-Lys cedex, France et Association pastorale de l'Union franco-belge des adventistes du 7e jour 30, avenue Émile Zola - BP 30 77193 Dammarie-les-Lys Cedex ISBN 978-2-85743-310-1 ISBN (eBooks) : 978-2-85743-494-8 www.viesante.com REMERCIEMENTS Le Manuel pour les pasteurs avait été révisé pour la dernière fois en 1977, l'édition de base ayant été rédigée plusieurs années auparavant. Le ministère pastoral a subi tant et tant de changements depuis cette édition qu'on a estimé plus pertinent d'en rédiger une toute nouvelle version plutôt qu'une seule révision. Nous remercions très sincèrement tous ceux qui nous ont aidés dans les quatre phases préparatoires de la rédaction. La recherche. - Les secrétaires de l'Association pastorale dans les divisions du champ mondial ont choisi des pasteurs à l'esprit créatif qui nous ont communiqué des idées à inclure dans ce Mémento. La revue Ministry a été compulsée. Le fichier personnel de Floyd Bresee a fourni des idées glanées au cours d'un ministère pastoral de quarante ans. Le précédent Manuel a été évidemment consulté, ainsi que Le Manuel d'Église et le Working Policy de la Conférence générale. La rédaction. - Floyd Bresee a écrit le manuscrit de base, avec l'aide des secrétaires suivantes : Gwen Brown, Kathy Reid et Debra Hill. John M. Fowler a pris en charge le travail éditorial. Relecture. - Le manuscrit a été envoyé à une commission de lecture mondiale, composée de cent pasteurs, secrétaires de l'Association pastorale et administrateurs qui ont proposé des modifications dont la plupart ont été introduites dans ce Mémento. L'approbation finale a été donnée par l'équipe de l'Association pastorale de la Conférence générale composée des membres suivants : W. Floyd Bresee, Carlos Aeschlimann, 3 Ellen Bresee, Rex D. Edwards, John M. Fowler, J. David Newman, Sally Streib, Martin Weber et Jim Zachary. Publication. - Rex D. Edwards a supervisé le projet, Ann Taylor a réalisé la maquette et Jim Zachary s'est chargé de l'impression et de la distribution. Beaucoup d'autres personnes nous ont conseillés et nous ont donné de leur temps. A chacune d'entre elles va notre chaleureuse reconnaissance. 4 REMERCIEMENTS POUR L'ÉDITION FRANÇAISE Le présent Mémento du pasteur est la traduction intégrale du Seventh-Day Adventist Minister's Handbook, édition 1992 L'Association pastorale de l'Union franco-belge désire exprimer ses remerciements : - à Catherine Verrecchia qui a assumé la traduction de ce Mémento, - au doyen de la faculté de théologie de Collonges-sous-Salève, - aux responsables de l'Association pastorale des fédérations belgo-luxembourgeoise, France-Nord, France-Sud, suisse romande, canadienne (Québec) et de l'Union des Antilles et Guyane françaises pour leurs remarques, - à Françoise Thaeder pour la relecture. L'un ou l'autre chapitre peut ne pas correspondre aux us et coutumes de nos Églises. Cependant, dans un souci de cohérence, nous avons choisi de publier le texte dans sa totalité. Le but de ce document est d'être un ouvrage de référence et d'aide pour le pasteur dans l'exercice de son ministère. 5 PRÉFACE Tout membre d'Église est appelé à un ministère, mais certains ont reçu un appel pour un ministère à plein temps. C'est pour eux que ce Mémento a été préparé. Une trilogie de documents Tout pasteur adventiste a besoin au moins de trois documents : - Le Manuel d'Église, qui donne des directives pour le travail de l'Église. - Le Mémento du pasteur, qui donne des directives pour le travail du pasteur. - Le Mémento de l'ancien, qui aide le pasteur à former les anciens et à en faire ses associés dans l'Église et dans le ministère. Pas un seul pasteur ne devrait oser travailler sans ces trois documents. C'est pourquoi l'Association pastorale les a publiés tous les trois dans le même format. Les secrétaires de l'Association pastorale des différentes divisions ont décidé de ne plus présenter l'édition du Mémento du pasteur sous forme de classeur à feuilles volantes. Ce type d'édition est plus coûteux, et certains pasteurs se sont plaints d'avoir égaré des feuilles. Ceux qui souhaitent pouvoir utiliser certaines pages pour des cérémonies spéciales pourront toujours les photocopier. 6 Ce Mémento suppose que le pasteur a en sa possession Le Manuel d'Église. Dès lors, les citations de ce manuel seront moins longues que dans le Manuel du pasteur précédent. Pourtant, Le Manuel d'Église étant notre source d'autorité la plus importante, on y fera souvent référence dans ce Mémento. On renverra seulement aux numéros des chapitres, puisque la pagination varie selon les éditions et les traductions. Un plus pour les pasteurs La plus grande partie de ce Mémento s'applique à tous les ministères. Cependant, c'est le ministère pastoral qui est concerné en tout premier lieu, en espérant que les ministères spécialisés pourront également en tirer profit. Dans certaines parties du monde, l'Église adventiste du septième jour compte des femmes au sein du corps pastoral. Cependant, ces collaboratrices féminines ont souvent l'impression d'être oubliées et ignorées. Elles se demandent parfois si elles sont réellement les bienvenues. Pour leur montrer qu'elles sont importantes et considérées dans le ministère mondial de notre Église, ce Mémento s'est appliqué à éviter autant que possible l'emploi de toute référence au genre. Nous espérons que cette attitude leur rappellera la valeur que nous leur accordons et facilitera leur insertion dans le corps pastoral. Unité sans uniformité Les pasteurs adventistes ont grandi, ont été formés et servent partout dans le monde au sein de centaines de races, de cultures et de langues différentes. L'Église se doit de respecter les cultures là où elle exerce ses fonctions. Il faut donc que ce 7 Mémento puisse être adapté aux conditions locales. Il est cependant nécessaire qu'il y ait une certaine coordination des plans et des programmes pastoraux pour créer une unité dans le ministère au travers du champ mondial. C'est pour contribuer à cette unité que, dès le début, ce Mémento a été préparé. Il est présenté maintenant sous une forme révisée. Bien qu'un ordre précis n'ait pas été établi pour les cérémonies de l'Église, il est souhaitable qu'une harmonie soit maintenue dans l'ordre général des services et dans les formes du culte. « Que tout se fasse avec bienséance et avec ordre. » (1 Co 14.40.) L'Église s'adressant à des cultures diverses, l'intention de ce Mémento n'est donc pas de prescrire un modèle rigide, mais plutôt de fournir un plan général pour chaque sujet. Des options sont suggérées. Le pasteur pourra retenir celles qui répondent le mieux à la situation locale. Lorsque la culture l'exige, les divisions pourront introduire une adaptation convenable en ajoutant des notes en bas de page ou des appendices. La poésie ne se traduit pas facilement dans d'autres langues. C'est pourquoi les divisions sont libres de ne pas retenir les poèmes ou de les remplacer par d'autres. Un petit problème a été soulevé lors de la préparation d'un Mémento pour le champ mondial : fallait-il citer une version moderne de la Bible ou une version ancienne, plus traditionnelle ? Nous avons pensé pouvoir satisfaire le plus grand nombre en employant la « Nouvelle version Segond révisée », dite à la Colombe. Toutes les citations bibliques sont extraites de cette version, sauf indication contraire. Pour terminer, il faut rappeler que ce Mémento, comme tout autre du même genre, tend à mettre l'accent sur des techniques. 8 Nous nous hâtons de souligner que notre plus grand besoin en tant que pasteurs n'est pas de posséder de nouvelles techniques, mais d'établir des relations revivifiées avec notre Seigneur, qui nous conduiront à un réveil de la piété dans notre propre cœur. Nous souhaitons que ce Mémento puisse nous fortifier autant spirituellement que professionnellement. W. Floyd Bresee Secrétaire de l'Association pastorale Conférence générale des adventistes du septième jour 1er septembre 1992 9 PREMIÈRE PARTIE : LE PASTEUR CHAPITRE 1ER : L'APPEL Un appel au ministère évangélique est strictement personnel. Il ne doit venir que du Christ. Il implique trois qualifications spirituelles distinctes. Un appel personnel du Christ Le ministère est un privilège Prêcher l'Évangile de Jésus-Christ est le plus grand des privilèges, l'aventure la plus fascinante jamais confiée au genre humain. « Amener des pécheurs à la croix est l'œuvre la plus grandiose qu'un homme puisse entreprendre et qui mérite ses efforts les plus nobles. C'est avec le Seigneur, et pour l'accomplissement de ses desseins, que travaille le véritable ministre de l'Évangile. » (Le Ministère évangélique, p. 14.) 10 Henry Ward Beecher le dit fort à propos : « Travailler pour les hommes ! Rien de plus agréable. C'est, de ce que je connais, le seul travail sur la terre, à l'exception de celui d'une mère de famille, qui soit gratifiant du début jusqu'à la fin. Il exige des facultés supérieures, une connaissance excellente, non pour se servir des hommes, mais pour les élever, les purifier, les modeler et les façonner, pour leur donner la vie afin de pouvoir les présenter devant Dieu. » (Lectures on Preaching, p. 48.) Le ministère est institué par Dieu « Dieu a une Église ; elle possède un saint ministère voulu de Dieu. » (Testimonies to Ministers, p. 52.) Vous pouvez choisir une profession, mais vous ne pouvez pas vous engager dans le ministère comme dans une profession, car le ministère est plus qu'une profession. C'est une vocation. Nul ne s'attribue cet honneur ; mais on y est appelé par Dieu, comme le fut Aaron lui-même. (Hé 5.4.) Le vrai ministre de Dieu ne s'est pas appelé lui-même. Comme pour l'apôtre Paul, l'initiative ne vient pas de l'individu, mais de Dieu. Paul n'a pas choisi ; Dieu choisit. Le choix de Paul consistait à répondre ou non au choix de Dieu. Voici son témoignage : (...) il m'a estimé fidèle en m'établissant dans le service (...). (1 Tm 1.12.) (Voir aussi Es 6 et Jr 1.) L'appel au ministère évangélique ne fait pas de vous un sociologue ou un orateur célèbre, mais un ambassadeur du Christ, rien de moins, sinon ce n'est pas un appel au ministère. Cet appel exige un dévouement à plein temps pour toute la vie. Remettez votre appel en question à moins que vous ne sentiez que n'importe quel autre travail, quel que soit le montant du salaire, ne vous semble ridicule. Martin Luther a donné le 11 conseil suivant : « A moins d'avoir été appelé à prêcher, fuyez la prédication comme la peste. » Le Christ a préparé un travail pour vous. Il a un plan pour votre vie. Si vous vous trouvez à la mauvaise place, non seulement vous ne donnerez pas satisfaction, mais la place qui vous revient restera vacante. Une relation personnelle avec le Christ Jésus (...) appela ceux qu'il voulut et ils vinrent à lui. (Me 3.13.) Le Christ appela - ils vinrent. Les premiers apôtres ont connu le succès en appelant d'autres personnes à venir au Christ parce qu'eux-mêmes étaient déjà allés vers lui. C'est une tâche impossible et pleine de frustrations que vouloir donner aux autres ce que vous-mêmes ne possédez pas. Après que les disciples furent venus, ils vécurent les trois années suivantes avec le Christ dans une relation intime et quotidienne. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'ils furent prêts à exercer leur ministère avec succès. Saul eut une vision sur la route de Damas à l'issue de laquelle il demanda : Seigneur, que veux-tu que je fasse ? (Ac 9.5.) Ce n'est qu'après avoir reçu une vision du Christ qu'il fut prêt pour le ministère. Parfois, de jeunes pasteurs ont une vision d'euxmêmes : ils se voient en ecclésiastiques sanctifiés, en prédicateurs puissants, en conducteurs de communautés en pleine adoration. Éloignez-vous du ministère à moins d'avoir une vision du Christ. Votre puissance à vous adresser au cœur des humains sera proportionnelle à votre communion avec lui. 12 Servir comme il a servi Une relation intime avec le Christ nous motive pour vivre comme il a vécu. Vivre comme il a vécu signifie vivre pour servir comme il a servi. Jésus a vécu pour être en bénédiction aux autres. Il a vécu pour aimer. Trop de personnes choisissent le ministère parce qu'elles vivent pour être aimées. Nous sommes tous nés égoïstes et il est possible d'entrer dans le ministère pour des raisons égoïstes. Mais dans ces conditions, il est pratiquement impossible d'y rester. Un ministère réussi a pour mot d'ordre celui de Jean-Baptiste : Il faut qu'il croisse et que je diminue. (Jn 3.30.) Lorsque notre égoïsme diminuera, notre relation avec le Christ ira en augmentant. « Ceux qui ont la plus grande expérience des choses de Dieu sont justement les plus éloignés de l'orgueil et de l'exaltation du moi. Parce qu'ils ont une haute conception de la gloire de Dieu, ils sentent que les positions les plus humbles dans sa cause sont encore trop honorables pour eux. » (Le Ministère évangélique, p. 136,137.) Si Ton aime servir, on aimera le ministère. Un pasteur riche d'une vie de service le dit ainsi : « Cette activité qui consiste à conduire des gens à vivre plus près de Dieu est le travail le plus passionnant, le plus stimulant, le plus exigeant et le plus satisfaisant du monde. Quitter ce travail-là, c'est comme mourir, sinon pire. » Cependant, les personnes engagées dans le ministère ne doivent pas penser que, d'une manière ou d'une autre, le pastorat les rend plus importantes que les autres ou que c'est la seule vocation qui puisse exister. Le travail le plus important pour un individu est celui, quel qu'il soit, que Dieu lui demande 13 de faire. Le service est l'œuvre la plus belle au monde et Dieu nous appelle tous - chaque membre de chaque communauté - à exercer un ministère de service. Se sacrifier comme il s'est sacrifié Vivre comme le Christ a vécu signifie se sacrifier comme il s'est sacrifié. Se trouver près de Jésus, c'est se trouver près du feu. Les exigences du ministère sont nombreuses. Les fardeaux sont énormes et souvent trop lourds pour être portés par une seule personne. La vie dans le ministère est une vie de travail assidu et de sacrifice. Les Écritures conseillent : Prenez donc garde à vous-mêmes et à tout le troupeau au sein duquel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour faire paître l'Église de Dieu qu'il s'est acquise par son propre sang. (Ac 20.28.) Lorsque les brebis traversent la route, les bergers ne sont pas assis à l'ombre se contentant de dire : « Attention, les brebis, un camion arrive. » Ils sautent sur la route et agitent les bras. Ils lèvent les mains prêts à s'offrir eux-mêmes. Il faudrait d'abord leur passer sur le corps. Les ministres de Dieu sont appelés des pasteurs - des bergers. Une autorité personnelle reçue du Christ Les pasteurs doivent posséder plus d'un don : l'intégrité morale, des qualités de chef, de l'intelligence, du bon sens, des qualités relationnelles et des compétences pédagogiques. Si vous ne les possédez pas, vous devriez probablement vous demander si votre vocation vient, oui ou non, du Christ. Ceux qui sont réellement appelés par le Christ seront qualifiés par le Christ. 14 Paul proclama : Je rends grâces à celui qui m'a fortifié, le Christ-Jésus notre Seigneur, de ce qu'il m'a estimé fidèle en m'établissant dans le service (...). (1 Tm 1.12.) Chaque fois que le Christ appelle, il qualifie. Il n'appelle pas en vue d'un échec. Quelle que soit l'œuvre à laquelle il vous a appelé, le Christ a pourvu ou pourvoira à tout ce qui vous est nécessaire pour réussir. « Ceux qui se consacrent à Dieu, corps, âme et esprit, recevront constamment de nouvelles forces physiques, intellectuelles et spirituelles. Les inépuisables réserves du ciel sont à leur disposition. Ils reçoivent le souffle de l'Esprit du Christ, ils vivent de sa vie. Le Saint-Esprit travaille avec puissance dans leur cœur et leur intelligence. La grâce de Dieu développe et multiplie leurs facultés, et toutes les perfections de la nature divine viennent les assister alors qu'ils travaillent au salut des âmes. En coopérant avec le Christ, ses serviteurs sont rendus parfaits en lui et, dans leur humaine faiblesse, ils sont capables d'accomplir les actes de la Toute-Puissance. » (Le Ministère évangélique, p. 106,107.) 15 TABLE DES MATIÈRES DE LA VERSION COMPLÈTE Copyrights Remerciements Remerciements pour l'édition française Préface PREMIÈRE PARTIE : LE PASTEUR CHAPITRE 1er : L'APPEL Un appel personnel du Christ Une relation personnelle avec le Christ Une autorité personnelle reçue du Christ CHAPITRE 2 : LA FORMATION SPIRITUELLE La primauté de la spiritualité Obstacles à la spiritualité Méthodes de méditations utiles à la spiritualité Juste Dieu et moi CHAPITRE 3 : LES RELATIONS AVEC LES AUTRES 16 Impact sur le ministère Aimer les êtres humains Des amis intimes Relations avec les autres communautés CHAPITRE 4 : LA GESTION DU TEMPS La tyrannie du temps Comment gagner du temps CHAPITRE 5 : LA SANTÉ DU PASTEUR La santé physique La santé psychique CHAPITRE 6 : L'APPARENCE PERSONNELLE L'apparence a de l'importance L'apparence devrait attirer les êtres humains vers le Christ L'apparence ne devrait pas retenir l'attention CHAPITRE 7 : LES FINANCES PERSONNELLES CHAPITRE 8 : LA VIE DE FAMILLE Le ministère commence à la maison Conseils pour une famille pastorale heureuse Les avantages des familles pastorales CHAPITRE 9 : L'ÉTHIQUE PASTORALE 17 Le code éthique Le code éthique des pasteurs de l'Église adventiste du septième jour L'éthique et les collègues Éthique et promotion Éthique et racisme Éthique et sexualité Éthique et loi CHAPITRE 10 : LA FORMATION CONTINUE Pourquoi la formation continue ? Que faut-il développer ? Comment se développer ? CHAPITRE 11 : L'EXEMPLE CHRÉTIEN Soyez ce que vous enseignez Soyez conscient de votre humanité Soyez prêt à reconnaître vos erreurs DEUXIÈME PARTIE : LE PASTEUR ET L'ÉGLISE MONDIALE CHAPITRE 12 : LES RELATIONS AVEC LA FÉDÉRATION L'organisation est nécessaire Les pasteurs aident les fédérations Les fédérations aident les pasteurs 18 La coopération est la clef de voûte CHAPITRE 13 : LES RÈGLEMENTS DE L'ÉGLISE Le Manuel d'Église Les transferts des membres CHAPITRE 14 : LES LETTRES DE CRÉANCE Leur raison d'être A qui sont-elles destinées ? Les différentes lettres de créance Le stage CHAPITRE 15 : LA CONSÉCRATION Une déclaration L'autorisation de consacrer L'examen en vue de la consécration CHAPITRE 16 : LE SERVICE DE CONSÉCRATION Les pasteurs Les anciens et les diacres locaux Le service d'entrée en fonction CHAPITRE 17 : L'ORGANISATION DE NOUVELLES ÉGLISES Les nouvelles Églises sont nécessaires Comment créer une nouvelle Église 19 Comment organiser une nouvelle Église Service d'organisation d'une nouvelle Église CHAPITRE 18 : LA FUSION DE PLUSIEURS ÉGLISES I. Avant la fusion II. Le service de fusion III. Après la fusion CHAPITRE 19 : LA DISSOLUTION D'UNE ÉGLISE La dissolution après dispersion des membres La dissolution après mesure disciplinaire ou apostasie TROISIÈME PARTIE : LE PASTEUR ET L'ÉGLISE LOCALE CHAPITRE 20 : LA DIRECTION D'UNE ÉGLISE Diriger ou dominer Principes de direction Se fixer des objectifs Les comités CHAPITRE 21 : LE MINISTÈRE DES MEMBRES Chaque membre possède un ministère Motiver des volontaires Choisir des responsables laïcs Former les membres 20 CHAPITRE 22 : SERVIR DANS DE GRANDS DISTRICTS Les trois secrets du succès Les réunions trimestrielles de district CHAPITRE 23 : LA CROISSANCE DE L'ÉGLISE Trouver de nouveaux membres Préparer des nouveaux membres Affermir les nouveaux membres CHAPITRE 24 : LE SERVICE DU CULTE La raison d'être du culte Les diverses parties du culte L'ordre du culte CHAPITRE 25 : LA RÉUNION DE PRIÈRE Importance de la prière Moyens pour accroître le taux de fréquentation CHAPITRE 26 : LES VISITES Les visites pastorales Les visites par les membres Les visites à l'hôpital CHAPITRE 27 : LE PASTEUR EN TANT QUE CONSEILLER Limites du conseiller 21 Intervention en cas de crise Conseillers laïcs CHAPITRE 28 : LES RELATIONS DANS L'ÉGLISE L'unité La communication avec les membres Les petits groupes Les activités sociales D'autres options La discipline CHAPITRE 29 : LES FINANCES DE L'ÉGLISE L'offrande - sa motivation spirituelle Comment gérer l'argent de l'Église CHAPITRE 30 : LES CAMPAGNES DE L'ÉGLISE CHAPITRE 31 : LES CONSTRUCTIONS DE L'ÉGLISE La localisation Les plans L'entretien La location CHAPITRE 32 : L'ÉDUCATION CHRÉTIENNE Importance de l'éducation chrétienne 22 Suggestions pratiques QUATRIÈME PARTIE : LE PASTEUR ET LES CÉRÉMONIES SPÉCIALES CHAPITRE 33 : LA CÉRÉMONIE BAPTISMALE L'importance du baptême Avant le baptême Pendant le baptême Après le baptême CHAPITRE 34 : LA PRÉSENTATION D'ENFANTS Conforme à la Bible La préparation du service Le déroulement du service Liturgies Autres suggestions CHAPITRE 35 : LA DÉDICACE D'UNE ÉGLISE L'ordre du service Liturgie de consécration Week-end de dédicace Une plaquette spéciale Ouverture de l'église CHAPITRE 36 : LE SERVICE DE COMMUNION 23 Importance Problèmes Le sermon L'ablution des pieds La Cène du Seigneur D'autres suggestions Recettes CHAPITRE 37 : LES OBSÈQUES Avant le service Des obsèques types Exemple de service au cimetière Quelques suggestions supplémentaires Le ministère en faveur de ceux qui pleurent CHAPITRE 38 : L'OUVERTURE D'UN CHANTIER DE CONSTRUCTION Planification du service L'ordre du service Pose de la première pierre CHAPITRE 39 : LA BÉNÉDICTION D'UNE MAISON Objectif Qui officie ? Ordre du service 24 CHAPITRE 40 : L INSTALLATION DU PASTEUR DANS UN NOUVEAU SECTEUR Les difficultés d'une transition Faciliter la transition Le service d'installation du nouveau pasteur CHAPITRE 41 : LA PRIÈRE POUR LES MALADES Quand faut-il encourager l'onction ? Qui officie ? La préparation du service L'ordre du service CHAPITRE 42 : LE MARIAGE Exigences légales Directives de l'Église Directives locales Préparation au mariage Planification de la cérémonie nuptiale L'ordre du service Donner sa fille en mariage Le sermon Engagements La réception Autres suggestions 25 CONCLUSI



l'homilétique

,,Partie de la théologie pastorale qui traite de la prédication ordinaire et permanente du pasteur aux fidèles`` (Foi t. 1 1968). Il s'y mêlait [dans les épîtres dites « catholiques »des lambeaux de phrases tirées du trésor commun de l'homilétique et qui, à force d'avoir été citées, avaient perdu toute signature (RenanAntéchrist,1873, p. 111).
− Emploi adj. Qui concerne l'homilétique, se rapporte à la prédication familière. L'élément homilétique, d'édification ou d'enseignement, par la prédication de la Parole divine, qui est loin d'être inexistant chez les Catholiques et qui est le centre du culte protestant est réduit chez eux [les musulmans], en théorie et en pratique, à presque rien (G.-H. BousquetPrat. rit. Islam,1949, p. 120).
Prononc. : [ɔmiletik]. Étymol. et Hist. A. 1765 adj. vertus homilétiques « relatives à la vie de société » (Encyclop.). B.1834 subst. « théorie de la prédication évangélique » (Boiste). A empr. au gr. ο ́ μ ι λ η τ ι κ ο ́ ς « qui concerne les relations, le commerce habituel ». B empr. au lat. chrét. homileticus « d'homélie », spéc. à un syntagme tel que homiletica [ars], cf. homileticum genus ds TLL s.v.